mercredi 21 juillet 2010

EMPORT PASSAGER

Lundi 19 juillet 2010

Aujourd'hui est un grand jour. Je passe l'examen d'aptitude à l'emport d'un passager.
Le fameux emport passager !
C'est mon premier examen pratique en vol.
J'arrive à la base un peu en avance. Mon instructeur qui jouera le rôle d'examinateur aujourd'hui, n'est pas encore arrivé. Je sors l'appareil et commence la visite prévol. Tout est en ordre.
Comme à l'approche de chaque examen, un petit stress se fait sentir. Même si je sais que rien ne sert de se faire du souci, que tout se passera bien et que j'aurai l'emport, je ne suis pas dans le même état que d'habitude. Un peu comme à l'approche d'un grand examen comme la Bac.
Enfin bref! Je termine la prévol. Mon instructeur arrive en moto et reste un petit moment dans les hangars, ce qui me laisse le temps de vérifier que tout va bien à l'intérieur.

Au programme, mon ULM devrait tomber en panne moteur un paquet de fois, décrocher deux fois, entrer en vrilles, et m'obliger à faire des virages 360° à forte inclinaison et peut être plus.
Mon instructeur arrivé, nous nous installons dans la machine.
Il m'explique comment faire monter un passager qui ne connait pas la machine, comment les placer et ce à quoi je dois faire attention (les passagers avec des écharpes, longs cheveux).

Check-list et démarrage moteur. Nous roulons jusqu'au point d'arrêt central. Pendant que nous laissons le moteur chauffer un peu, il m'explique l'importance de toujours suivre les check-list et les actions vitales.

Pendant que nous pénétrons et remontons la piste, il me pose quelques questions théoriques : Avons nous les conditions VMC pour décoller, trouverons nous des turbulences en vol et où, sommes nous en condition anticyclonique ou dépressionnaire.

Nous nous alignons et décollons.

Le moteur ne tombe pas en panne ! On commence par un tour de piste normal. Arrivé en base, je suis trop bas (je n'ai pas assez tenu compte du vent qui est assez fort) ! Tant pi, j'en tiendrai plus compte la prochaine fois.

On touche joliment et je remets les gaz. A peine en palier d'accélération, panne moteur ! Je rends la main en douceur et les roues touchent le sol comme s'il s'agissait d'un toucher normal.
Panne moteur au décollage, c'est "parfait" ! =)

A présent, les pannes moteur à proximité du terrain. Nous passons à la verticale des installations, et continuons à monter jusqu'à environ 2000ft. Panne moteur !
Je sors les volets et commence la présentation en PTS. En finale, je suis bien quoiqu'un peu bas, mais ça va ! On remet les gaz et nous éloignons du côté du Port pour changer la situation. Encore une fois, mon moteur tombe en panne ! PTS et ainsi de suite. Parfait.

En montée, nous quittons le circuit pour aller en "campagne". En baie de St Paul, nous revoyons la procédure de déploient du parachute de secours : "imagine, là, une aile se casse". Il me montre la goupille et me dis que pour plus de sécurité, je peux l'enlever en vol pour aller plus vite dans le déploiement.

Nous arrivons au travers de la plage de Boucan aux alentours des 2000 ft. Pour changer, mon moteur tombe en panne.
Où aller ? Je sors les volets et cherche un endroit qui serait approprié à un atterro d'urgence.
Quelques champs, nombreux mais étroits et trop courts, et la plage. Cette dernière option est la plus appropriée. Une deuxième panne en campagne survient. Il me montre alors la piste de secours de l'héliport de l'Eperon où se posaient quelques fois les ulm, autrefois. Piste en herbe, parfaite pour un atterrissage d'urgence. Nous la survolons.

A présent, nous allons faire des virages à forte inclinaison (360°) axe/axe.
On se met en palier, stabilisé à 70 mph, on regarde avant de tourner (un réflexe à prendre) et on y va. Très forte inclinaison (60° et plus), avec le facteur de charge qui nous écrase. Le premier n'est pas satisfaisant. J'ai perdu 100ft.
Le suivant n'est pas mieux (trop de moteur et le nez pas assez en l'air) : 200ft de perdu. Efin bon je n'ai jamais fait de virages forte inclinaison alors ça va. A travailler ! Ce n'est pas éliminatoire pour cette fois. Mais je vais travailler ces fortes inclinaisons en solo.

On repart, route sur Cambaie. Maintenant, les décrochages.
Deux : un statique et un dynamique. C'est parti je commence par le statique : je mets le moteur au ralenti et tiens le nez sur l'horizon. C'est bizzard de voir la vitesse qui dégringole. L'aiguille du badin se retrouve vite à frôler les 20, 10 mph, toujours avec le manche au ventre. Puis le nez plonge, laissant une belle vue sur l'océan. Je le rammène vite à sa place pour ne pas me retrouver proche de la VNE, mais pas trop pour ne pas redécrocher.

Même chose pour de dynamique, un peu plus impressionnant puisqu'on se retrouve avec une très forte assiète à cabrer et un décrochage plus "vrai".

Retour sur la base. On monte à la verticale et nous "calons l'hélice" ou plutôt le moteur. Silence ! PTS et touché en 23 avec une belle glissade en courte.

Au parking, Serge me donne quelques conseils pour les vols avec passager.
Ca y est, j'ai mon emport passager. Prochaine étape, peut-être passer instructeur, mais je pense que je vais d'abord passer aux trains classiques avec les S7, et ensuite, on vera. Ou peut être passer au PPL !

Enfin bon, prochain vol, avec mon premier passager !!!

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