Voilà deux ans jour pour jour que je pris pour la première fois mon envol lors d'un vol d'initiation, offert par le père Noël, l'année précédente. Le 12 janvier 2009.
Ce lundi là, je me rendis à l'aéroclub Roland Garros, basé sur l'aéroport international Réunion - Roland Garros avec une grande excitation et un peu d'appréhension. Je savais déjà sur quel appareil j'allais voler : un "R2112, moteur Lycoming 112ch". Enfin c'est ce qui était inscrit sur la feuille.
Arès avoir rencontré l'instructeur et avoir vu à quoi allait ressembler le vol (sur la carte), celui-ci me pose quelques questions pour savoir si je connais quelques notions comme celle du "décrochage" par exemple. Mais je les connais, et pour cause, peu de temps avant ce vol, j'avais découvert que je pouvais passer le BIA (Brevet d'initiation à l'aéronautique) à mon âge, m'en étais procuré tous les cours et m'étais plongé avec bonheur dans le classeur bleu qui m'a appris les bases du vol et de l'aviation. J'avais appris énormément de choses en très peu de temps, boosté par la passion qui grandissait encore et encore.
Nous nous "dirigeâmes" vers l'appareil, qui était seul sur le parking de l'aéroclub, afin de faire une prévol.Celle-ci faite, une fois installé dans le cockpit, je me familiarise un peu avec les commandes, même si je ne les connais pas encore toutes, pendant que l'instructeur était retourné rapidement dans les hangars. Devant moi, un A340 décolle sur la piste 12. Nous démarrons la machine, l'instructeur déroule la checklist et me laisse les commandes pour le roulage. Moi qui n'ai jamais touché à un avion, même pour le roulage, c'est compliqué à gérer... quelques coups secs mais rien de cassé.
J'essaie de comprendre les communications avec la tour, nous nous alignons après les essais moteur.
"Fox-Hotel Lima autorisé décollage 12, rappelez sortie E"
Pleins gaz, je tire doucement sur le manche, mais pas assez : nous prenons de la vitesse et, ne devant pas dépasser la VSI, l'instructeur fait une ressource assez importante, je prends mes premiers G, ce qui est assez impressionnant surtout lorsque l'on ne s'y attend pas.
Je n'ai pas vraiment de souvenirs du vol en croisière... enfin quand je dis croisière, c'est une fois sortis du circuit, parce qu'à la Réunion, ... difficile de faire du vol stable, à moins d'être à 10 000 ft !
Nous ne pouvons finalement pas aller aussi loin que prévu : demi-tour au niveau de Takamaka, dans le plein Est de l'île, région connue pour ses records de pluviométrie.
De retour sur le terrain, nous faisons une intégration pour atterrir en 12, je me souviens du bonheur qu'est de sentir les roues toucher le sol pour la première fois, surtout sur un terrain aussi grand qu'est celui de Gillot!
Et voilà le vol est terminé, la passion est grandissante, je suis heureux d'avoir touché pour de vrai l'aviation légère.
Merci maman ! =D
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