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| On ne lui a pourtant rien demandé à ce C ! |
Le vendredi … le jour de l’instruction quand les vacances sont en vacances …
Le dernier vol sur le S6 classique de la semaine dernière avait été très agréable et plutôt concluant puisque mon FI classique m’avait proposé de me lâcher.
C’était alors prévu pour aujourd’hui. Je ne vais pas dire que c’est un grand jour, c’est la troisième fois que je me fais lâcher, mais tout de même, c’est du classique !
Donc finalement, … c’est un grand jour !
J’arrive quelques minutes en retard à la base, avec un décollage prévu pour 16h15. Mais il n’en sera rien, puisque Serge est en vol, ne manquant pas à son habitude. Nous ne décollerons que quelques minutes plus tard, le temps de sortir tranquillement la bête et de la préparer. Je ventouse le caméscope sur la verrière, avec espoir que ça ne vibrera pas trop. En arrivant, j’avais vu les manches à air et glissé un petit « hum hum », et effectivement, ça semble se confirmer … de l’autre côté des hangars, un S6 tricycle est en tours de piste et ça a bien l’air de secouer. Le vent est modéré mais en 05, et de travers. Ca passe moins bien qu’en 23 car le vent porte de belles turbulences de frottement en courte 05 accompagnées d’un joli gradient. Mais mon FI arrive en me disant que c’est super que les conditions soient un peu dégradées et que je vais pouvoir m’entraîner… Bon, c’est vrai, soyons objectifs, il faut être préparé à des conditions en tous genres.
Nous nous installons, et démarrons l’appareil. Après un roulage sans encombre, nous remontons la piste pour décoller en 05. Les températures commencent à monter, un coup d’œil sur les manches et décollage ! Manche dans le vent, les roues quittent le sol rapidement avec deux crans de volets. Une fois en l’air, tout va bien. Le vent de travers, en vent arrière, entraîne une jolie dérive.
Nous nous attaquons directement aux complets.
Le premier atterrissage se déroule comme sur des roulettes. Serge me donne encore quelques conseils de précision et me dit qu’on en fait encore deux puis qu’il me lâche. Ok !
Après tout, tout se déroule bien, maintenant je sens bien tout ce qui est plan, arrondie, freinage sur cette machine. La roulette de queue me demande encore de l’attention, mais je sais comment réagir en cas de rebond(s).
Serge dit qu’il est très rare d’y arriver aussi bien et aussi rapidement. Il me donne même l’exemple d’un pilote ayant entre 1500 et 2000 heures de vol qui n’arrive pas à poser la machine. Oula, ça fait beaucoup tout ça ! Il me dit également ne rien avoir à dire, que tout est « parfait ». =) Voila de quoi avoir être motivé et plus en confiance !
Deuxième décollage, deuxième complet, la roulette de queue se met à rebondir et quand elle s’y met, elle ne s’arrête pas d’aussitôt, il faut donc rapidement réagir avec le manche en butée avant et un freinage davantage conséquent. Mais tout ça se passe bien !
Dernier décollage et dernier atterrissage avec Serge, la suite c’est tout seul ! Le vent s’énerve un peu et les turbulences en très courtes aussi, en plus du beau gradient qui n’aide pas… Faut pas s’endormir ! =)
Direction le parking. Ca y est, Serge me donne quelques derniers conseils de sécurité et me lâche.
Tout seul dans Alpha Kilo pour la première fois. Je dois avouer que je n’ai aucune appréhension, plutôt calme. Certainement beaucoup plus que lors de mon premier lâché solo qui a eu lieu en janvier 2010…
Je démarre la machine qui est encore chaude (pas besoin de 3 mains) puis entame le roulage.
Aligné, prêt à décoller. Je m’arrête ou rolling ? Je m’arrête. Les actions vitales d’avant décollage de nouveau et c’est parti ! Pleins gaz, manche dans le vent, l’appareil s’allège peu à peu, le train ripe un peu sur la piste et rotation. L’appareil est plus léger et ça se sent : palier plus court, montée initiale plus prononcée et on arrive vite à la Vfe.Mon premier atterro solo sera un complet, on vient de les travailler alors ça devrait aller. Et effectivement, ça va. Une petite imperfection à l’arrondie du fait du poids moins important.
Demi tour et c’est reparti pour un alignement décollage puis des tours de piste standards. La seule différence notable est le faible poids de l'appareil, qui rend les gouvernes plus sensibles.
Les quatre touchés qui suivent sont réussis, un avec rebond (maîtrisé) que je retrouve aussi lors du complet. Le reste c’est du kiss ! Moi qui préférait la 23, finalement, la 05 ...
Retour au parking sourire aux lèvres, avec les félicitations de mon instructeur déjà reparti en vol.
Bons vols à tous !
Retour au parking sourire aux lèvres, avec les félicitations de mon instructeur déjà reparti en vol.
Bons vols à tous !

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