Certificat d'Aptitude à l'Enseignement Aéronautique
Après tout pourquoi pas ?
C'est ce que je me suis dit en milieu d'année dernière, en retombant sur un article que j'avais publié quelques temps auparavant. Le CAEA, certificat d'aptitude à l'enseignement aéronautique est, comme son nom l'indique, un certificat attestant d'études faites dans le domaine aéronautique et de l'aérospatiale, ouvert à toute personne majeure, étudiants, professeurs, ou pilotes désireux d'obtenir la possibilité d'enseigner l'aéronautique dans les collèges et lycées ou peut-être bien dans les clubs.
En réalité, cet examen permet surtout d'enseigner le B.I.A (Brevet d'Initiation à l'Aéronautique), qui lui, est ouvert aux jeunes à partir de 13 ans. C'est d'ailleurs le premier examen que j'ai validé en 2009 et qui m'a permis de découvrir l'ULM et m'a appris pas mal de choses, de connaissances générales, dans tous les thèmes abordés, à savoir, l'aérodynamique et la mécanique du vol, les connaissances générales des aéronefs, la météo aéronautique, la navigation-sécurité-réglementation et, (et l'histoire de l'air et de l'espace).
Le CAEA reprend tous ces sujets, mais à un degré au dessus, et je l'avais bien signifié dans l'article du 2 mars 2011 :
En effet, le niveau monte d'un cran, mais la préparation est tellement intéressante que le niveau est atteignable sans grosse difficulté lorsqu'on est passionné ! La partie connaissance des aéronefs, par exemple est très riche d'enseignement et des formules assez intéressantes s’insèrent un peu partout et dans tous les domaines.
Pour s'y préparer, de nombreuses œuvres sont recommandées par les académies, dont un incontournable, le Manuel du CAEA par Charles Pigaillem, qui a aussi écrit des cours (passionnants à l'époque) pour le BIA. Un gros bouquin, franchement pas très beau quand on ne s’intéresse pas à ce qu'il y a à l'intérieur et assez onéreux ... 430 pages d'aérotechnique, d'équipements d'aide à la navigation, d'éléments de météorologie, de navigation-sécurité-réglementation, d'histoire de l'air et d'annexes en tous genre. Tout ça en noir et blanc et sur des pages légèrement cartonnées.
Bien sûr, il y a beaucoup d'autres sources, très complètes, sur tous les sites des différentes académies qui préparent à l'examen.
Du nouveau dans le programme, les notions de fusée et mécanique spatiale, la conquête de l'espace sont ajoutées par rapport au programme du BIA, ce qui rend les choses encore un peu plus intéressantes.
L'examen écrit dure 2h30 (30 minutes par QCM de 20 questions) pour les 5 modules, et aura lieu le 22 mai prochain en même temps que les petits BIA, , avec le lendemain l'épreuve facultative orale (sur un sujet inconnu, à vrai dire, l'organisation par le rectorat de l'académie de la Réunion est assez bancale).
Aux révisions !
Quelques questions au programme du CAEA :
Un avion dont le profil d'aile est dissymétrique effectue une montée rectiligne verticale :
a) la portance et l'incidence sont nulles.
b) la portance est nulle et l'incidence est négative,
c) la traction est toujours inférieure à la traînée.
d) aucune des réponses ci-dessus n'est exacte
Un avion évolue à 756 kt au FL 150 où la température est égale à la température
standard + 4°. Quelle est la température d'impact:
a) 63,2°C
b) 336,2°C
c) 324,3 K
d) 51,3°C
La consommation spécifique« CSP» d'un turboréacteur:
a) augmente quand l'altitude augmente pour une même vitesse
b) c'est le rapport entre la consommation horaire et la vitesse de l'avion. Ce rapport augmente quand l'altitude augmente
c) c'est le rapport entre la consommation horaire et la poussée. Ce rapport diminue quand l'altitude augmente
d) c'est le rapport entre la consommation horaire et la vitesse de l'avion. Ce rapport diminue quand l'altitude augmente
On appelle hypergol:
a) un ergol de très haute puissance de propulsion
b) un monergol dont la composition exothermique est accélérée par un catalyseur
c) un ensemble de deux ergols capables de s'enflammer par simple contact
d) association d'un ergol solide avec un combustible liquide
Le risque de givrage de la cellule d'un avion est le plus important en présence de :
a) nuages stratiformes et de brumes ou brouillards peu denses
b) brouillards denses ou de nimbrostratus
a) nuages orographiques et de stratocumulus instables .
c) précipitations surfondues, cumulus ou altocumulus très instables, cumulonimbus
L'altitude topographique de l'aérodrome est de 1 067 mètres. Le QNH est de 988 hpa
et la température de 27°C. L'altitude pression de l'aérodrome est de :
a) 3100 ft
b) 3900 ft
c) 4200 ft
d) 4500 ft
En matière de terminologie, la référence commune aux météorologistes du monde entier est :
a) le Corpus Météorologique Mondial publié par l'OMM en 1951.
b) la Convention Météorologique Mondiale (Washington, 1947).
c) l'Atlas International de Météorologie de 1956.
d) l'annexe 3 à la conférence de Varsovie de 1929
La hauteur d'un astre est :
a) la hauteur de l'astre au-dessus de l'horizon.
b) l'angle que fait le rayon visuel qui joint l'observateur à l'astre et l'horizontale.
c) l'angle que fait le rayon visuel qui joint l'observateur à l'astre et la verticale.
d) la distance de l'observateur à l'astre.
Le "manche à balai" a été inventé en 1906 par :
a) Orville Wright.
b) Robert Esnault-Pelterie.
c) Anthony Fokker.
d) Henri Fabre
Le premier avion à réaction au monde à avoir été engagé en combat aérien a été le :
a) Gloster Meteor
b) Messerschmidt 262
c) Lockheed P-80 Shooting Star
d) MlG 15
Après tout pourquoi pas ?
C'est ce que je me suis dit en milieu d'année dernière, en retombant sur un article que j'avais publié quelques temps auparavant. Le CAEA, certificat d'aptitude à l'enseignement aéronautique est, comme son nom l'indique, un certificat attestant d'études faites dans le domaine aéronautique et de l'aérospatiale, ouvert à toute personne majeure, étudiants, professeurs, ou pilotes désireux d'obtenir la possibilité d'enseigner l'aéronautique dans les collèges et lycées ou peut-être bien dans les clubs.
En réalité, cet examen permet surtout d'enseigner le B.I.A (Brevet d'Initiation à l'Aéronautique), qui lui, est ouvert aux jeunes à partir de 13 ans. C'est d'ailleurs le premier examen que j'ai validé en 2009 et qui m'a permis de découvrir l'ULM et m'a appris pas mal de choses, de connaissances générales, dans tous les thèmes abordés, à savoir, l'aérodynamique et la mécanique du vol, les connaissances générales des aéronefs, la météo aéronautique, la navigation-sécurité-réglementation et, (et l'histoire de l'air et de l'espace).
Le CAEA reprend tous ces sujets, mais à un degré au dessus, et je l'avais bien signifié dans l'article du 2 mars 2011 :
[...] De plus, j'avais dans le collimateur le CAEA (Certificat d'Aptitude à l'Enseignement Aéronautique), qui m'aurait permis, par exemple, de donner un "coup de main" à Yves, mon premier FI, qui s'occupe de faire passer le BIA à des jeunes collégiens intéressés par l'aéronautique et par la même occasion, de leur offrir des vols d'initiation en ULM. Mais ce que je ne savais pas, et que j'ai découvert en faisant une annale de l'examen de 2009, c'est que la barre est placée assez haut ... niveau BAC+2 ! Du coup, j'ai quand même essayé, juste pour voir. Et après avoir passer plusieurs heures à sourire devant mon écran, en ne comprenant pas grand chose à certaines questions avec du vocabulaire technique compliqué du style " Sur le rotor d'un hélicoptère en translation on appelle zone de flux inversé... " ou encore " Sur un turbopropulseur à turbine libre équipé d’une hélice à vitesse constante, le paramètre figuratif de...", et bien le résultat est d'environ 50% ! Peut-être un hasard ... Mais je vais laisser tomber et viser le PPL d'abord avec un bon résultat ! On verra le CAEA plus tard ! =P
En effet, le niveau monte d'un cran, mais la préparation est tellement intéressante que le niveau est atteignable sans grosse difficulté lorsqu'on est passionné ! La partie connaissance des aéronefs, par exemple est très riche d'enseignement et des formules assez intéressantes s’insèrent un peu partout et dans tous les domaines.
Pour s'y préparer, de nombreuses œuvres sont recommandées par les académies, dont un incontournable, le Manuel du CAEA par Charles Pigaillem, qui a aussi écrit des cours (passionnants à l'époque) pour le BIA. Un gros bouquin, franchement pas très beau quand on ne s’intéresse pas à ce qu'il y a à l'intérieur et assez onéreux ... 430 pages d'aérotechnique, d'équipements d'aide à la navigation, d'éléments de météorologie, de navigation-sécurité-réglementation, d'histoire de l'air et d'annexes en tous genre. Tout ça en noir et blanc et sur des pages légèrement cartonnées.
Bien sûr, il y a beaucoup d'autres sources, très complètes, sur tous les sites des différentes académies qui préparent à l'examen.Du nouveau dans le programme, les notions de fusée et mécanique spatiale, la conquête de l'espace sont ajoutées par rapport au programme du BIA, ce qui rend les choses encore un peu plus intéressantes.
L'examen écrit dure 2h30 (30 minutes par QCM de 20 questions) pour les 5 modules, et aura lieu le 22 mai prochain en même temps que les petits BIA, , avec le lendemain l'épreuve facultative orale (sur un sujet inconnu, à vrai dire, l'organisation par le rectorat de l'académie de la Réunion est assez bancale).
Aux révisions !
Quelques questions au programme du CAEA :
Le plafond de propulsion d'un
monomoteur à pistons est à l'altitude où la seule possibilité de vol est à l'incidence :
a)
de Vz max.
b) de
Cz max.
c) de finesse max.
d) de maxi range.
Un avion dont le profil d'aile est dissymétrique effectue une montée rectiligne verticale :
a) la portance et l'incidence sont nulles.
b) la portance est nulle et l'incidence est négative,
c) la traction est toujours inférieure à la traînée.
d) aucune des réponses ci-dessus n'est exacte
Un avion évolue à 756 kt au FL 150 où la température est égale à la température
standard + 4°. Quelle est la température d'impact:
a) 63,2°C
b) 336,2°C
c) 324,3 K
d) 51,3°C
La consommation spécifique« CSP» d'un turboréacteur:
a) augmente quand l'altitude augmente pour une même vitesse
b) c'est le rapport entre la consommation horaire et la vitesse de l'avion. Ce rapport augmente quand l'altitude augmente
c) c'est le rapport entre la consommation horaire et la poussée. Ce rapport diminue quand l'altitude augmente
d) c'est le rapport entre la consommation horaire et la vitesse de l'avion. Ce rapport diminue quand l'altitude augmente
Vous suivez une Rv = 218°
avec un vent du 270°/35 kt, et une Vp de 240 kt. Quels seront la
dérive et le temps de vol sur une distance de 94 Nm.
a)
-7° et 26 mn.
b)
+7° et 28 mn .
c) -5° et 24 mn.
d) +5° et 24 mn.
On appelle hypergol:
a) un ergol de très haute puissance de propulsion
b) un monergol dont la composition exothermique est accélérée par un catalyseur
c) un ensemble de deux ergols capables de s'enflammer par simple contact
d) association d'un ergol solide avec un combustible liquide
Quel est le compresseur qui
ne figure pas au nombre de ceux qui équipent les turbomachines d’aviation (turboréacteur, turbomoteur, turbopropulseur) :
a) turbo-compresseur.
b)
compresseur inertiel.
c)
compresseur axial.
d) compresseur centrifuge.
Le risque de givrage de la cellule d'un avion est le plus important en présence de :
a) nuages stratiformes et de brumes ou brouillards peu denses
b) brouillards denses ou de nimbrostratus
a) nuages orographiques et de stratocumulus instables .
c) précipitations surfondues, cumulus ou altocumulus très instables, cumulonimbus
L'altitude topographique de l'aérodrome est de 1 067 mètres. Le QNH est de 988 hpa
et la température de 27°C. L'altitude pression de l'aérodrome est de :
a) 3100 ft
b) 3900 ft
c) 4200 ft
d) 4500 ft
En matière de terminologie, la référence commune aux météorologistes du monde entier est :
a) le Corpus Météorologique Mondial publié par l'OMM en 1951.
b) la Convention Météorologique Mondiale (Washington, 1947).
c) l'Atlas International de Météorologie de 1956.
d) l'annexe 3 à la conférence de Varsovie de 1929
La hauteur d'un astre est :
a) la hauteur de l'astre au-dessus de l'horizon.
b) l'angle que fait le rayon visuel qui joint l'observateur à l'astre et l'horizontale.
c) l'angle que fait le rayon visuel qui joint l'observateur à l'astre et la verticale.
d) la distance de l'observateur à l'astre.
Le "manche à balai" a été inventé en 1906 par :
a) Orville Wright.
b) Robert Esnault-Pelterie.
c) Anthony Fokker.
d) Henri Fabre
Le premier avion à réaction au monde à avoir été engagé en combat aérien a été le :
a) Gloster Meteor
b) Messerschmidt 262
c) Lockheed P-80 Shooting Star
d) MlG 15
(B.O. n° 40 du 11 NOVEMBRE 1999.)
I. AÉRODYNAMIQUE ET MÉCANIQUE DU VOL(20 questions - coefficient 1)1. Résistance de l'air- Causes ;- Résistance sur une plaque inclinée ;- Répartition des pressions et dépressions ;- Surfaces portantes ;- Profils d'ailes ;- Etudes quantitatives de la résistance de l'air sur l'aile ;- Portance – traînée – polaire – finesse – moment ;- Influence de l'allongement.2. Mécanique du vol- Forces appliquées à un aéronef en vol, équations du vol, centrage;- Descente planée à angle constant ;- Vitesse verticale de descente ;- Variation de la vitesse avec l'angle d'incidence ;- Angle de finesse maximum ;- Angle de vitesse de chute minimum ;- Virage ;- Hélice : pas, fonctionnement, rendement ;- Puissance nécessaire au vol horizontal, les deux régimes de vol.
3. Stabilité- Définition des axes de référence ;- Stabilité longitudinale et latérale. ;- Autorotation ;- Maniabilité.
4. Principes de mécanique spatiale- Connaissance de la fusée : caractéristiques géométriques, indice de construction, propulseurs, impulsion spécifique, équilibrage ;- Le vol de la fusée : phase propulsée, phase balistique non freinée et descente freinée ;- Classification des orbites et domaines d’application.
Il. CONNAISSANCE DES AÉRONEFS(20 questions - coefficient 1)- Notions sur la résistance des matériaux ;- Les éléments des aéronefs : ailes, empennages, fuselages, atterrisseurs, commandes ;- Notions complémentaires sur les parachutes, les planeurs ultra légers et ULM ;- L'hélice, groupes motopropulseurs, réacteurs et fusées ;- Instruments et équipements de bord.
III.MÉTÉOROLOGIE(20 questions - coefficient 1)- L'atmosphère ;- Paramètres, différents systèmes de mesures et documents météorologiques ;- Les nuages ;- Les vents ;- Circulation générale de l'atmosphère ;- Applications.
IV NAVIGATION / SÉCURITÉ DES VOLS( 20 questions – coefficient 1)1. Navigation- Notions de cosmographie et de navigation astronomique ;- représentation du globe terrestre et système cartographique ;- Le compas ; composition des vitesses, dérive ;- Navigation pratique ;- Les instruments ;- Notions sur les aides radioélectriques à la navigation et à l'atterrissage.- Navigation par satellites ; GPS.
2. Sécurité des vols- Notions d’aéromédecine ou physiologie de l’aéronaute ( effets de l’altitude et des accélérations, troubles de l’orientation, illusions sensorielles) ;- facteurs humains ;- Réglementation et circulation aérienne.
V. HISTOIRE DE L'AÉRONAUTIQUE ET DE L'ESPACE(20 questions - coefficient 1)- Histoire ;- Faits économiques, scientifiques et techniques, sociaux, économiques et culturels ;- Principales étapes : les faits, les hommes, les matériels et leur évolution.
VI. ÉPREUVE FACULTATIVE(20 questions – coefficient 1)Seuls les points supérieurs à la moyenne seront pris en compte.L’épreuve sera définie et organisée de façon appropriée par le jury académique et pourra porter sur les pratiques suivantes:- Aéromodélisme et fusées ;- Aérostats ;- Aérodynes ;- Construction amateur.


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